• Pascale GASTOUS

Souffrance et Amitié

Mis à jour : 30 avr. 2020


Je prends souvent pour thème de partage ce qui se passe autour de moi, ce que j’observe chez les autres, mes proches, mes consultants, ou même en moi.


Et comme nous sommes tous interconnectés, nous vivons en quelque sorte les mêmes expériences. Nous sommes acteurs de la même pièce, inversant régulièrement les rôles à notre convenance.


Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de la souffrance et des réactions qu’elle suscite, en particulier chez nos amis.


Lorsque dans un réseau amical, une personne souffre physiquement, moralement, il y a mille et une façons d’agir, de réagir. Certains se sentent à l’aise dans le rôle du sauveur et en font des tonnes, allant parfois jusqu’à jouer les pleureuses.


Puis il y a ceux qui comprennent, le font savoir et accompagnent l’autre à leur mesure, discrètement ou non, toujours dans la justesse.


Mais il y a également ceux qui, indifférents, ou gênés, observent un profond mutisme ou éructent des banalités affligeantes et insipides.


On ne choisit pas sa famille dit-on, mais on ouvre son cœur aux amis. Nous leur accordons notre confiance, notre affection, notre oreille… c’est le package de la véritable amitié.


Elle ne pourra jamais se satisfaire d’un silence ou d’une manœuvre lâche d’évitement.


Si vous ne savez que dire, si vous avez peur de proférer des mots inutiles, alors verbalisez le ! Exprimer son impuissance à dire ou faire quoique ce soit pour aider est plus productif qu’un vide intersidéral, un silence blessant. Évitez aussi les banalités toutes faites, récupérées sur les réseaux sociaux ou dans les courants new-âge


Parfois il est bon de se mettre à la place de l’autre et, en un instant, imaginer qu’à notre souffrance réponde le RIEN.


Le courage ce n’est pas savoir-faire, le courage c’est aussi pouvoir dire que l’on entend mais que l’on se sent impuissant.


Au moins le souffrant saura qu’il a en face de lui un ami, une personne qui, elle aussi est humaine, et qui est là, même si elle n’a pas toutes les réponses.


Imaginez la frustration de celui dont vous ignorez la peine. Imaginez combien vous allez agrandir sa blessure en le snobant parce que votre peur de décevoir, votre peur de mal faire sont présentes.


S’il s’agit simplement de froideur, alors éloignez vous carrément, car l’amitié ne se construit pas sur une banquise affective…


Et vous qu’en pensez-vous ? Avez-vous eu parfois ce rôle de fuyant, tout comme je l’ai eu, il y a longtemps, dans ma vie ? Avez-vous eu ensuite cette prise de conscience plus tard ? Avez-vous souffert de ce silence amical ? Qu’en avez-vous fait ? Comment tout cela vous a-t-il fait grandir ?

Racontez moi…

Pascale G – LE CHOIX D’ETRE ® DEC19

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